Les problèmes urinaires chez l’homme

La cinquantaine s’installe et avec elle, l’apparition des premiers troubles urinaires chez l’homme : envie pressante d’uriner quinze fois dans la journée, réveils nocturnes à répétition, jet urinaire faible ou encore difficulté à vider la vessie… En général, le vieillissement de la prostate est responsable de ces symptômes, mais d’autres maladies peuvent en être à l’origine. Aujourd’hui, les problèmes urinaires touchent près de 2 millions d’hommes en France.

Les maladies associées aux troubles urinaires chez l’homme

Que l’on soit un homme ou une femme, parler de problèmes urinaires reste encore un sujet tabou. Pourtant, ces troubles sont fréquents et le plus souvent bénins. Nous avons listé, pour vous, l’ensemble des maladies responsables des troubles urinaires chez l’homme.

L’hyperplasie bénigne de prostate

Chez l’homme, l’urine est transportée de la vessie vers l’extérieur grâce à la prostate. Ce canal est situé au carrefour de la voie séminale et de la voie urinaire, autour de l’urètre et sous la vessie.

En vieillissant, la prostate grossit et perd de sa souplesse. Cela entraîne un inconfort au niveau de l’urètre, une diminution de son diamètre et, par conséquent, de nombreux troubles urinaires. On appelle ce phénomène l’adénome de prostate ou l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP). Cette problématique est présente chez plus de 80 % des hommes à partir de 80 ans et apparaît progressivement dès l’âge de 50 ans.

Les prostatites

Infection de la prostate, la prostatite se classe en deux catégories :

  • la prostatite chronique : les troubles urinaires varient pour chaque homme et les symptômes peuvent s’étendre sur des années (brûlures à la miction, envie pressante d’uriner, douleurs testiculaires ou à l’éjaculation, etc.),
  • la prostatite aigüe : l’homme présente des signes d’infection urinaire et des poussées de fièvre. Il souffre de brûlures et de douleurs en urinant, d’une envie constante d’aller aux toilettes, d’un jet urinaire faible ou d’une dysurie (difficulté à l’évacuation de l’urine).

L’infection urinaire

Grâce à un urètre plus long que chez la femme, l’homme est souvent épargné par les risques d’infection. Toutefois, il arrive que certaines maladies ou causes « fragilisantes », telles que le diabète ou le passage d’une sonde, entraînent des infections urinaires.

Le diabète

Lorsqu’on est atteint de diabète, le corps a besoin d’éliminer régulièrement le sucre dans l’urine. Les hommes touchés par cette maladie (particulièrement le diabète de type 1) et non traités sous insuline se rendent régulièrement aux toilettes pour éliminer jusqu’à 10 litres par jour ! Cette gêne, qui passe souvent inaperçue au départ, cesse dès l’instant que le diabète est pris en charge.

Les porphyries

Il s’agit d’une maladie héréditaire rare causée par l’anomalie d’un gène. Les porphyries provoquent la coloration en brun ou rouge foncé des urines. Malheureusement, la difficulté est de s’en apercevoir puisque cette couleur n’apparaît qu’une heure environ après la miction et après exposition de l’urine à la lumière. Seule une analyse sanguine et urinaire permet de détecter les porphyrines ou leurs précurseurs.

Les calculs urinaires

Les calculs présents dans les voies urinaires ou les reins entraînent des signes anormaux : envie fréquente d’uriner (pollakiurie), brûlures, sang dans les urines, odeurs fortes, douleurs lombaires ou encore troubles digestifs.

Les maladies neurologiques

Le cerveau contrôle la vessie et des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou encore les accidents vasculaires cérébraux (AVC) peuvent causer un dysfonctionnement de l’appareil urinaire.

Le cancer du rein

La plupart du temps, les symptômes liés au cancer du rein sont rares et la maladie est diagnostiquée lors d’un simple examen de contrôle ou une échographie. Mais un signe doit alerter : le sang dans les urines. Que le saignement soit indolore ou irrégulier, il est indispensable de consulter un médecin.

Le cancer de la prostate

À partir de 50 ans, le dépistage du cancer de la prostate est conseillé. Au début, il ne présente aucun symptôme particulier. Toutefois, lorsque le cancer est avancé et la prostate plus volumineuse, des troubles urinaires peuvent survenir, notamment durant la nuit.

Les signes qui évoquent des problèmes urinaires chez l’homme

Les troubles urinaires sont gênants, mais de nombreux signes évocateurs doivent pousser à consulter :

  • la dysurie : si l’acte d’uriner est naturel, la dysurie entraîne un dysfonctionnement de la miction. Dans ce cas, il devient difficile d’uriner et la personne doit aider l’évacuation du liquide en poussant. Par ailleurs, le jet urinaire est faible chez l’homme et peut durer 2 à 3 fois plus longtemps que la normale,
  • la miction impérieuse : on l’appelle également l’impériosité mictionnelle ou urgenturie. Ce trouble se traduit par l’envie irrésistible et incontrôlable d’uriner, ce qui peut causer des fuites urinaires fréquentes,
    les gouttes d’urine retardataires : après avoir fini d’uriner, quelques gouttes stagnent dans l’urètre et finissent par s’écouler,
  • la pollakiurie : lorsqu’une personne se rend plus de 7 fois dans la journée aux toilettes, on considère qu’elle est atteinte de pollakiurie. Ce symptôme courant dans le cas d’une hypertrophie bénigne de prostate peut devenir handicapant dans la vie quotidienne,
  • la nocturie ou nycturie : l’homme qui en est atteint ressent le besoin d’uriner plus de 3 fois par nuit. Il en résulte des troubles du sommeil (difficultés à l’endormissement, insomnies, sommeil léger, fatigue chronique, anxiété…),
  • la vidange vésicale incomplète : après avoir uriné, l’homme a toujours l’impression d’avoir la vessie pleine et ressent une lourdeur au niveau du petit bassin,
  • l’hématurie : elle peut être causée par diverses maladies et désigne la présence de sang dans les urines.

Les compléments alimentaires destinés aux troubles urinaires masculins

Les gênes urinaires sont, la plupart du temps, liées à l’âge. Malheureusement, ces troubles provoquent une diminution de l’estime de soi et de l’appréhension. Si vous êtes dans cette situation, sachez que le confort urinaire peut s’améliorer grâce aux compléments alimentaires contenant :

  • de la racine d’ortie : parmi ses nombreuses propriétés bienfaisantes, cette plante est aussi diurétique. Elle favorise le drainage de l’organisme et l’élimination rénale,
  • du sabal : ce palmier du sud des États-Unis est recommandé pour soulager les troubles urinaires engendrés par l’adénome de prostate. Il aurait un effet décongestionnant pour le système urinaire,
  • de la cranberry (ou canneberge) : les substances contenues dans ce fruit rouge empêchent la prolifération des bactéries dans les voies urinaires. La cranberry s’utilise surtout en prévention ou lors de situations à risque,
  • du chiendent : cette plante herbacée constitue un diurétique, un draineur et un anti-inflammatoire naturel pour les voies urinaires,
  • de la busserole : ses feuilles sont principalement utilisées pour leurs principes actifs antiseptiques afin de soulager les infections urinaires.

Il n’y a maintenant plus aucune raison de garder ces troubles urinaires secrets. La seule manière de s’en débarrasser plus rapidement, c’est d’en parler !