Troubles du confort urinaire chez la femme

Chez la femme, les troubles du confort urinaire sont multiples et varient en fonction de l’âge. Miction douloureuse, envie pressante d’uriner, brûlures et fuites urinaires sont autant de signes qui devraient alerter. Par gêne, nombreuses sont celles qui tardent à consulter et en subissent les conséquences sur leur état de santé et leur qualité de vie. Mais souvent associés à la cystite, ces symptômes révèlent parfois d’autres maladies et nécessitent la consultation d’un professionnel de santé. Comment les repérer ? Tour d’horizon des troubles urinaires, un inconfort à surveiller.

Les troubles urinaires : qu’est-ce que c’est ?

Généralement, les troubles urinaires sont perçus comme l’un des passages inévitables et honteux du vieillissement. Pourtant, ils peuvent surgir à tout âge et se manifester sous forme d’une affection ou d’un dysfonctionnement mictionnel. En temps normal, la miction devrait être facile, indolore et permettre de vider complètement la vessie. Cependant, ce besoin naturel est parfois perturbé par des signes d’inconfort urinaire.

Les principaux troubles urinaires

On observe de nombreuses formes de troubles urinaires susceptibles de gêner la vidange de la vessie et l’émission de l’urine. Voici les plus courantes :

  • L’incontinence urinaire à l’effort (IUE) :

Comme son nom l’indique, elle apparaît lorsque l’individu éternue, rit, tousse ou pratique une activité physique. En effet, les muscles du périnée s’affaiblissent sous la pression et peinent à maintenir fermé le sphincter urétral provoquant ainsi des fuites urinaires incontrôlables.

  • L’incontinence urinaire par urgenterie ou impériosité :

Les muscles de la vessie se contractent de façon involontaire entraînant une envie soudaine et récurrente d’uriner. Malheureusement, le besoin est tellement pressant qu’il peut être difficile d’atteindre les toilettes sans « accident ».

  • La rétention urinaire :

Dans le cas d’une rétention urinaire, la personne se trouve dans l’incapacité totale ou partielle de vider la vessie.

  • La dysurie :

Elle se manifeste par un faible jet d’urine, parfois saccadé.

  • La polyurie :

Avec ce trouble, le volume des urines peut dépasser les 3 litres par jour.

  • L’oligurie :

Contrairement à la polyurie, la vessie contient moins de 500 millilitres d’urine par jour.

  • L’anurie :

L’anurie se traduit par l’absence totale d’urine dans la vessie ou un volume urinaire inférieur à 100 ml. Elle peut être le signe d’une pathologie plus importante ou d’une insuffisance rénale.

  • L’urine trouble :

On constate une coloration anormale lors de l’évacuation des urines qui peut être l’alerte d’une infection urinaire ou de la présence en grande quantité de cristaux de phosphates.

  • L’hématurie :

Ce trouble se manifeste par la présence de sang dans les urines causé par le dysfonctionnement d’un des organes urinaires comme la vessie ou les reins.

  • La pollakiurie :

Les personnes atteintes de pollakiurie se plaignent d’une envie fréquente d’uriner et d’une miction peu abondante.

Les causes des troubles urinaires

Les causes et pathologies médicales associées aux troubles urinaires sont multiples. De diverses origines et de différentes natures, ils sont considérés comme :

  • primitifs lorsqu’ils sont liés à l’altération de la vessie (âge, troubles neurogènes, médicaments, traumatisme)
  • secondaires lorsqu’ils surviennent à la suite d’une lésion sous-vésicale ou d’une maladie.

Concrètement, les troubles urinaires peuvent résulter :

  • d’une infection urinaire telle que la cystite : deuxième motif de consultation en France, cette infection urinaire touche 50 fois plus les femmes que les hommes. Souvent bénigne, elle survient principalement sous forme de pollakiurie (voir ci-dessus), de douleurs localisées ou de brûlures mictionnelles
  • d’un trouble neurologique : on recense des problèmes urinaires chez les femmes souffrant du Parkinson, d’un traumatisme de la moelle épinière ou encore d’une sclérose en plaques
  • du diabète : cette maladie atteint les nerfs qui contrôlent la vessie
  • d’une prise de médicaments : dans ce cas, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien
  • d’une descente d’organe suite à un accouchement, d’une tumeur vaginale ou ovarienne
  • du vieillissement

Les conséquences des troubles urinaires chez la femme

Selon la fréquence et la sévérité des symptômes, les troubles de la miction représentent un véritable calvaire au quotidien. Lorsqu’ils ne sont pas diagnostiqués et pris en charge rapidement, ils peuvent avoir un impact considérable sur la vie de couple, les interactions sociales ou le domaine professionnel.

Les troubles du confort urinaire chez la femme : des solutions naturelles

Qu’elles soient circonstancielles, chroniques ou passagères, les gênes urinaires sont fréquentes et méritent d’y prêter toute notre attention. Après consultation d’un médecin et lorsque toute cause pathologique est écartée, vous pouvez recourir aux solutions naturelles pour lutter contre l’inconfort urinaire ou vous en prémunir. Voici 4 conseils à inclure facilement dans votre quotidien :

1 . Hydratez-vous régulièrement :

En buvant beaucoup d’eau, vous augmentez le volume urinaire et favorisez l’élimination des bactéries.

2 . Buvez du jus de canneberge :

Ce fruit rouge est reconnu pour ses propriétés antibactériennes très puissantes. Il empêche l’installation des germes sur les parois du système urinaire.

3 . Prenez des cures de compléments alimentaires :

Les associations de plantes telles que le Cranberry, le Chiendent ou la Busserole favorisent le bon fonctionnement de la vessie et permettent de lutter contre les inflammations urinaires.

4 . Massez-vous à l’aide d’huiles essentielles :

Les huiles essentielles de calophylle, de thym à thujanol, de sarriette ou d’estragon possèdent des propriétés antiseptiques et décongestionnantes. Elles soulagent notamment les douleurs situées dans le bas du ventre.

Désormais, vous détenez l’ensemble des informations pour prendre soin de votre confort urinaire, pensez-y !