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Ménopause et dépression : comment y faire face ?

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Ménopause et dépression : comment y faire face ?

Vers la cinquantaine, les femmes vivent un véritable bouleversement hormonal : la ménopause. Ce phénomène naturel marque une étape importante du cycle de vie féminin, qui se traduit par l’arrêt définitif de l’ovulation et de la capacité à procréer. Durant cette période où les hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone) cessent progressivement leur activité, bon nombre de femmes se sentent fragilisées de façon plus ou moins intense. Alors, est-ce un simple mal-être, de l’anxiété ou un trouble d’ordre psychologique plus préoccupant comme la dépression ? Existe-t-il des solutions naturelles pour lutter contre cette maladie ? Suivez notre guide.

Les troubles de l’humeur lors de la ménopause

Parfois, la ménopause peut être à l’origine de troubles de l’humeur, d’anxiété, de déprime passagère, voire de dépression. Pour bien comprendre en quoi la chute des hormones féminines joue un rôle évident sur le système nerveux, voyons de plus près ce qu’est une dépression et quels sont ses facteurs de risque lors de la ménopause.

Qu’est-ce que la dépression ?

Différente de la simple déprime, qui est un état passager caractérisé par une « baisse de moral » ou un « coup de blues », la dépression est une maladie dont il faut réellement se préoccuper. Pour la première, il existe des solutions naturelles permettant d’éviter qu’elle ne s’installe durablement. Pour la seconde, un accompagnement est nécessaire pour se soigner de manière plus rapide et efficace. Mais qu’en est-il réellement ?

Des facteurs biologiques sont à l’origine de la dépression. En effet, les hormones du cerveau sont en partie responsables de cette maladie touchant presque 15 % de femmes ménopausées ou périménopausées. Habituellement, la sérotonine régule l’humeur mais, parfois, son niveau baisse brutalement. C’est alors qu’apparaissent différents troubles psychologiques : irritabilité, sautes d’humeur, anxiété, dépression.

Les épisodes de dépression majeure se caractérisent par un état profond et prolongé de tristesse, de mélancolie et de désespoir donnant l’impression de vivre des problèmes insurmontables. Généralement, on parle de dépression lorsque les symptômes persistent au-delà de 15 jours. Pour éviter des conséquences désastreuses, il est important d’identifier les causes de la dépression et de chercher de l’aide pour se soigner.

Qu’est-ce qui provoque une dépression pendant la ménopause ?

Chez la majorité des femmes ménopausées, certains mouvements d’humeur sont bien connus. Peu d’entre elles savent que le risque de dépression est plus élevé lors de cette période de transition hormonale.

Pendant la périménopause (processus physiologique qui précède la ménopause de quelques années) et la ménopause, on identifie deux causes principales de dépression :

  • les symptômes : ils varient d’une femme à l’autre, mais le quotidien d’une femme ménopausée relève parfois d’un véritable parcours du combattant. Manque de sommeil, sueurs nocturnes, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, baisse de libido, règles irrégulières et/ou hémorragiques, prise de poids… À cette panoplie de désagréments s’ajoute la perte de fertilité, le sentiment de prendre de l’âge et parfois un contexte personnel ou professionnel difficile. Si cet ensemble se manifeste au même moment, il sera probablement la « goutte d’eau », source de déprime ou plus gravement de dépression.
  • la fluctuation hormonale : ah, la ménopause et ses perpétuels changements ! On le sait, pendant cette phase de transition, la sécrétion des hormones féminines (oestrogènes et progestérone) devient plus irrégulière jusqu’à s’interrompre définitivement. Ces hormones sexuelles, particulièrement les oestrogènes, sont reliées au centre nerveux du cerveau qui contrôle l’humeur. Avec la ménopause, certaines femmes sont plus sensibles à la baisse d’activité du neurotransmetteur (sérotonine) et s’en suit un état dépressif ou une dépression nerveuse.

Dépression et ménopause : les signes avant-coureurs

Les études actuelles indiquent que les femmes déjà atteintes de dépression par le passé y sont plus sujettes pendant la ménopause. Cependant, la maladie survient avec l’addition de divers événements négatifs et bouleversements physiologiques. Certains troubles du fonctionnement cognitif et corporel permettent de repérer et de se prémunir d’une éventuelle dépression, mais seul un diagnostic médical pourra la confirmer :

  • sentiment durable de tristesse et de vide : les signes de cette sensation sont parfois accompagnés de pleurs sans motifs précis,
  • baisse de l’intérêt et absence de plaisir : on remarque un détachement des émotions,
  • prise ou perte de poids : l’excès, le manque d’appétit ou les troubles alimentaires viennent compléter le tableau des symptômes de la dépression,
  • troubles du sommeil : ruminations et pensées incessantes viennent parfois troubler le sommeil des femmes ménopausées qui éprouvent des difficultés à s’endormir (insomnies) ou, au contraire, se traduisent par une hypersomnie. Pour d’autres, la nuit est entrecoupée de réveils nocturnes perturbant la qualité du sommeil réparateur,
  • modification du comportement psychomoteur : certaines personnes présentent un ralentissement des gestes, du débit de parole ; pour d’autres, le comportement est plus agité,
  • troubles cognitifs : ce dysfonctionnement se caractérise par une difficulté à raisonner, se concentrer, mémoriser et par l’incapacité de prendre des décisions,
  • sentiment de dévalorisation : pendant cette période de dépression, la femme ménopausée se déprécie et culpabilise de son état ; elle est en dehors de toute réalité,
  • idées noires : le passage à l’acte suicidaire constitue un risque important de la dépression.

Les solutions contre la dépression lors de la ménopause

Pendant la ménopause, très peu de femmes suivent une thérapie pour traverser ce changement hormonal en toute sérénité. Or, dès les premiers signes de dépression, il est primordial d’être aidée pour ne pas se sentir seule face à cette maladie. Après consultation du médecin traitant ou spécialiste, il est possible qu’un traitement médicamenteux (de type antidépresseur) soit administré, ainsi qu’une psychothérapie. Pour accompagner ce traitement ou prévenir la dépression, voici 3 solutions naturelles à adopter :

1- Pratiquer une activité physique régulière
Lors d’un épisode dépressif, faire du sport ou de l’exercice est bien le cadet de nos soucis. Pourtant, c’est le premier réflexe à avoir ! À raison de 30 minutes, trois fois par semaine, l’activité physique soulage de nombreux symptômes de la dépression : anxiété, maux de tête, troubles du sommeil, manque de concentration, douleurs articulaires, troubles de l’humeur… Le tout, sans effets secondaires !

2- Se détendre et prendre soin de soi
Encore une fois, la dépression laisse place à toutes formes de lassitude. Renouer avec le plaisir ou penser à se relaxer est comparable à devoir gravir une montagne. Les pratiques douces comme la relaxation, la méditation, le yoga ou les pilates facilitent le lâcher prise et aident à reprendre possession de son corps en toute bienveillance. Pour renouer avec la vie, rien de telle qu’une petite balade en pleine nature : forêt, campagne, plage, le bien-être garanti !

3- Opter pour des méthodes naturelles
Et par méthode naturelle, nous entendons une alimentation saine et équilibrée, particulièrement riche en oméga-3. Pendant la ménopause, les acides gras oméga-3 sont recommandés pour lutter contre ses symptômes. En effet, ils auraient une influence bénéfique sur le moral ainsi que les bouffées de chaleur. Cela peut valoir le coup d’augmenter ses apports quotidiens en incluant l’oméga-3 dans son régime alimentaire. Pour cela, l’huile de colza, de noix ou de soja peut facilement remplacer l’huile de tournesol, tandis que le menu hebdomadaire se compose de poisson gras, d’œufs et de légumes verts.

Enfin, pour lutter contre la dépression ou s’en prémunir, les compléments alimentaires contribuent à renforcer l’organisme, à réduire la fatigue ainsi qu’à maintenir le bon fonctionnement du système nerveux et celui de l’activité intellectuelle et cognitive.

La ménopause est un passage obligatoire dans la vie d’une femme, la dépression non ! Cette période transitoire doit être l’occasion de prendre de nouvelles habitudes, de se réapproprier son corps et d’écouter ses besoins. Alors, prenez soin de vous !

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