Qu’est-ce qui provoque l’arthrose ?

Phénomène de santé publique, l’arthrose touche près de 17 % de la population française. Cette maladie chronique se caractérise par une dégradation progressive du cartilage articulaire et, par conséquent, une fragilisation de l’os sous chondral. L’inflammation de la membrane synoviale, habituellement chargée de lubrifier et de nourrir le cartilage, provoque de fortes douleurs articulaires dont souffre une partie des malades. Les plus âgés peuvent également constater une déformation des os, surtout au niveau des doigts. À l’origine de cette manifestation, l’os sous chondral qui, pour se défendre, développe des ostéophytes ou becs de perroquet. Ce sont des excroissances d’os qui se forment autour de l’articulation sous la forme de nodosités. Cette pathologie touche davantage les personnes âgées, mais elle n’est en aucun cas une conséquence inévitable du vieillissement. Alors, qu’est-ce qui provoque l’arthrose exactement et peut-on l’éviter ? Les laboratoires Monin Chanteaud vous éclairent sur le sujet.

L’arthrose primitive

Quand il n’existe pas de cause apparente telle qu’une lésion de l’articulation, on parle d’arthrose primitive.

L’explication c’est, qu’en temps normal, le cartilage se régénère naturellement. Autrement dit, la destruction et la reproduction du cartilage sont équilibrées. Mais lorsque l’arthrose survient, l’équilibre se rompt progressivement et de façon bien plus rapide lors des poussées d’arthrose.

Certains facteurs favorisent l’arthrose primitive.

Les hormones sexuelles et le sexe

Plusieurs études révèlent que les œstrogènes, les hormones féminines, seraient impliquées dans la pathologie arthrosique et notamment chez les femmes de plus de 50 ans. En effet, ces hormones freinent la dégradation du tissu et favorisent le remodelage osseux. Or, avec la ménopause, le déficit d’œstrogènes accélère la perte osseuse et provoque un déséquilibre entre la formation et la résorption. L’arthrose digitale (arthrose des mains et des doigts), ainsi que l’arthrose des genoux sont donc plus fréquentes chez la femme que chez l’homme.

La prédisposition génétique

Concernant l’arthrose, certains arguments plaident en faveur d’un patrimoine génétique. Il semblerait que l’existence de cas familiaux sur plusieurs générations augmente le risque de développer de l’arthrose de la hanche, du genou ou des doigts. Il est plus courant qu’une femme souffre de cette maladie si sa mère, sa grand-mère ou sa tante en ont souffert également. Cependant, les facteurs génétiques ne sont pas isolés. D’autres facteurs, que nous verrons ensuite, influencent eux aussi le diagnostic.

L’anomalie métabolique

Il peut s’agir d’une surcharge pondérale (obésité) qui est un facteur majeur de gonarthrose (arthrose du genou). Ainsi, la perte de poids permettrait de protéger l’articulation.

Le diabète, supposant un excès de sucre sur le cartilage, est lui aussi un facteur de risque.

D’autres données démontrent que l’hypertension, le cholestérol ou encore le syndrome d’Ehlers-Danlos participent également à l’apparition de cette maladie chronique. Toutefois, cela nécessite confirmation et il est probable que ces pathologies accélèrent les conséquences de l’arthrose, mais n’en sont pas à l’origine.

L’âge

Il est vrai qu’avec l’âge, le risque d’arthrose et sa fréquence augmentent. Il est d’ailleurs courant de voir des personnes âgées se plaindre de raideurs, de perte d’élasticité, de douleurs articulaires chroniques ou encore d’inflammations.

Néanmoins, parmi les 10 millions de personnes arthrosiques, on recense également des jeunes adultes, entre 20 et 40 ans, souffrant d’arthrose prématurée. L’apparition précoce de cette pathologie pose problème aux patients encore en activité qui, pour certains, vivent les douleurs comme un véritable handicap au quotidien.

L’arthrose secondaire

Peut-être faites-vous partie des personnes souffrant d’arthrose secondaire ?
Dans ce cas, il est probable qu’elle survienne à la suite d’une lésion, d’un traumatisme, d’une déformation de l’articulation ou encore d’une maladie du cartilage.

Pour résumer, c’est un dysfonctionnement mécanique qui accélère la dégradation du cartilage.

Voici quelques exemples.

Les traumatismes et gestes répétitifs

Il suffit que vous ayez une mauvaise posture au travail ou que vous effectuiez des gestes répétitifs (travaux avec un marteau-piqueur, couture, sport intense, piano, travail en caisse…) pour augmenter le risque d’arthrose.

Les traumatismes importants

Après un accident, certaines personnes développent de l’arthrose. Cela peut être le cas de patients qui présentent une entorse sévère telle que le ligament croisé du genou ou encore une ablation du ménisque. Les anomalies squelettiques prédisposent également à cette maladie chronique (luxation congénitale de la hanche, genoux écartés ou en X, déformations…).

Les infections articulaires

Les maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et les infections articulaires atteignent parfois l’articulation. L’arthrose est une des séquelles de ces poussées inflammatoires.

Les maladies rares

Certaines maladies de surcharge, comme la maladie de Wilson, l’hémochromatose et l’ochronose, entraînent une accumulation des molécules dans les articulations et, plus tard, un risque important d’arthrose.

Néanmoins, il est tout à fait possible de soulager les douleurs et de ralentir l’évolution de cette maladie. En accord avec votre médecin, des solutions naturelles peuvent être envisagées.

Il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière, mais vous pouvez également conserver un bon capital osseux grâce aux compléments alimentaires. Les laboratoires Monin Chanteaud disposent d’une large gamme de vitamines et minéraux naturels pour les articulations et les os. Retrouvez l’ensemble de ces produits dans votre pharmacie la plus proche !

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