Les Bouffées de chaleur dues à la ménopause

« Source : 37°2 magazine »

Les bouffées de chaleur (BDC) intéressent 70 à 80% des femmes autour de la ménopause avec une sévérité et une durée variable, ce qui en fait l’un des désagréments naturels les plus connus.

Les BDC de la péri-ménopause appartiennent aux différents symptômes vasomoteurs entraînés par l’arrêt de la fonction ovarienne et des sécrétions hormonales surtout estrogéniques. La bouffée de chaleur est caractérisée par une impression subjective de la chaleur montant de la poitrine vers le cou et la tête avec un flush facial (rougeur) souvent visible et une augmentation légère de la température corporelle. L’ensemble de ces manifestations dure quelques secondes à 4 à 5 minutes en général suivi de sueurs profuses, surtout de la moitié supérieure du corps, associées à des palpitations. Les deux critères principaux caractérisant les bouffées de chaleur sont la fréquence et l’intensité. Elles peuvent se présenter plusieurs fois par jour ou par nuit, concourant à modifier le sommeil et entrainer une certaine fatigue dans la journée avec irritabilité ou troubles de l’humeur. Ces derniers symptômes peuvent être la conséquence des bouffées de chaleur, mais ils sont souvent primitifs.

Incidence et facteurs de risques

Les bouffées de chaleur concernent environ 70% des femmes caucasiennes d’Europe ou d’Amérique du Nord, alors qu’elles sont plus prononcées (75 à 85%) pour les femmes afro-américaines et européennes du Sud, et nettement moins importantes pour les femmes asiatiques. Le pic de fréquence se situant à la fin de la péri-ménopause et le début de la post-ménopause, la sévérité des bouffées de chaleur peut être aggravée par l’âge précoce de l’insuffisance ovarienne spontanée et la brutalité de son apparition. La durée ou la persistance du syndrome vasomoteur est aussi fluctuante d’une femme à l’autre, variant de 6 mois à 20 ans, la moyenne étant de 2 ans.

Approche du mécanisme des bouffées de chaleur

Freedman fait parti des auteurs qui se sont le plus penchés sur le sujet. L’ébauche de la compréhension des mécanismes fait appel à des approximations encore non vérifiées pour la plupart.
La température corporelle dépend de la température ambiante mais aussi de la température centrale de notre corps . La température centrale observe un rythme journalier, les mesures hautes étant visibles entre 15h et 23h avec un maximum vers 18h25. Le centre de régulation thermique, situé dans l’hypothalamus postérieur de notre cerveau, agit comme un thermostat avec sa zone de neutralité entre deux seuils qui sont très proches et qui entraine l’homéostasie, ou température de consigne. La perturbation principale observée à la ménopause est que la zone de neutralité se contracte dangereusement et par conséquent, le risque de dépassement du seuil haut devient plus facile. Le seuil bas va s’élever car suite aux phénomènes qui ont créé la bouffée de chaleur, la température baisse et entraine un frisson rapidement alors que la température centrale corporelle n’ont baissé que de quelques centièmes de degré.

Les traitements des bouffées de chaleur

Concernant les traitements des bouffées de chaleur, l’inquiétude quant au retentissement sur le sein et le système cardiovasculaire des traitements hormonaux de la ménopause a rapidement fait émerger une multitude d’autres thérapies mais plus ou moins efficaces. L’hygiène de vie est la plus simple des thérapies à réaliser car elle ne nécessite que la volonté. Cependant il s’agit plutôt d’une mesure préventive qui s’adresse aux femmes ayant des bouffées de chaleur légères à modérées. Par exemple, lors de la période critique, afin de diminuer ou de stabiliser la température corporelle, il faudra porter des vêtements légers ou plusieurs couches le soir et la nuit, éviter les couettes, préférer les draps, prévoir une température de 18°C dans la chambre. Eviter l’alcool, le tabac et les épices le soir permet de ne pas augmenter le débit cardiaque et la sudation. Et enfin le jour, activer les neurorécepteurs en faisant de l’exercice et en perdant du poids. Il existe également des thérapies comportementales pour les bouffées de chaleur peu intenses et également des thérapies faisant principalement appel aux neuromédiateurs qui pour la plupart agissent sur le centre thermorégulateur.

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